Publié le lundi 25 mai 2009
Lundi 25 mai 2009
DES CLOWNS AUX VISAGES HUMAINS ET ASSISTÉS SOCIAUX ?
Les éclats de rires et les grimaces de clowns attristés par la pauvreté économique, et la solitude, il y en a pleins la société Québécoise. Des personnes de cœurs qui n'auraient même pas besoin de se transformer en clowns joyeux ou tristes. Des assistés sociaux ou des personnes retraitées vivant de la Régie des rentes d'invalidité, etc. qui ne demanderaient pas mieux que de se trouver un emploi à temps partiel. De l'accompagnement aux aînés....pourquoi pas ?
Vous dites, des clowns assistés sociaux sur le marché du travail!
Et si on invitait toutes ces catégories de personnes sérieuses, humaines et professionnelles, avec expériences ou sans expérience, et vivant surtout en dessous du seuil de la pauvreté, à offrir leurs services pour accompagner les aînés à la maison, ainsi que dans les établissements de santé et les CHSLD. La plupart du temps, ces gens retirés depuis longtemps du marché du travail, ne demanderaient pas mieux, que de venir en aide aux aînés et handicapés dans le besoin, tout en améliorant leurs situations financières souvent catastrophiques. Mais, veut-on réellement voir ces gens au travail ?
Accompagner nos aînés de tous âges, pourquoi pas ?
Encore là, je ne pense pas seulement aux aînés de 65 et plus vivant dans les CHSLD, mais aux personnes de tous les âges, vivant de la grande misère humaine: des gens touchés par la solitude ou la maladie, des personnes traversant une convalescence à la maison, des gens devant affronter la dure réalité de finir leurs jours à la maison, et ce, sans aucune souffrance inutile, les personnes composant 24 heures sur 24 avec de sérieux handicaps ou limitations de toutes sortes, qu'elles soient apparentes ou non apparentes, etc.
Nos aînés de quels âges ?
Ceux que l'on surnomme nos aînés, ne sont pas tous âgés de 65 ans et plus. Bien souvent, la réalité est tout autre, si on quitte nos œillères, nos préjugés, ainsi que nos postes administratifs. Qui ne connaît pas des personnes âgées de 25, 30, 40, 50 et 64 ans, qui composent quotidiennement avec des difficultés incroyables, et dont personne ne peut soupçonner l'ampleur; s'il ne les côtoient pas dans leurs tâches quotidiennes ? Ainsi, nos aînés songeraient peut-être moins au suicide, à l'assistance au suicide et à l'euthanasie ? Parce que la vieillesse du cœur prend parfois des visages humains de tous les âges, et de toutes les conditions de vies; du moins quand il s'agit de l'être humain.
Patricia Turcotte © Le 25 mai 2009
Chiffon | 2009-05-25 16:32:40
